L’actionnariat salarié contribue au redressement productif de nos entreprises

Pourquoi faut-il favoriser l’Actionnariat Salarié et les différentes formes d’association aux performances de l’entreprise ?

5 bonnes raisons économiques et sociales :

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  1. Ouvrir aux salariés une vraie part de la valeur créée par leur entreprise : intéressement, participation, plus-value des actions, dividendes, … C’est le moyen de concilier l’intérêt des salariés et celui de l’entreprise, la relation Salarié/Entreprise ayant été mise à mal au cours de 20 dernières années.
  2. Conforter un actionnariat fidèle et stable, particulièrement souhaitable dans un environnement industriel car les investissements peuvent être lourds et les retours sur investissements plus long à s’opérer.
  3. Attirer les banques et investisseurs susceptibles d’accompagner le développement de l’entreprise. L’implication des salariés qui investissent dans leur entreprise est la meilleure caution qu’une banque puisse attendre. Un repreneur peut y trouver une garantie d’implication des équipes.
  4. Augmenter la performance de l’entreprise. Car de nombreuses études montrent que l’impact de l’actionnariat salarié sur la performance de l’entreprise est réel.
  5. Favoriser les reprises d’entreprise par les salariés et ainsi remettre les hommes au cœur du modèle économique. On offre ainsi une vraie alternative au capitalisme des chiffres et des fonds de pension, particulièrement pour les entreprises industrielles.

 

Dans ce cas, pourquoi les systèmes existants perdent-ils progressivement leur attractivité ?

Il ne s’agit pas ici de revenir sur les politiques d’alignement de la fiscalité des revenus du capital sur les revenus du travail mais sur les taxes payées par les entreprises qui utilisent ces dispositifs. Dont 2 taxes particulièrement dissuasives :

1 – Actions gratuites : Taxation des augmentations de capital réservées aux salariés.

Une contribution patronale de 14 % (10 % sur les attributions inférieures à 50% du PASS).

L’utilisation des actions gratuites permet d’ouvrir l’accès au capital aux salariés à faible capacité d’investissement, les actions pouvant être octroyées en fonction de performances individuelles ou collectives obtenues. Or, cette cotisation patronale est due dès la décision par l’assemblée générale de l’augmentation de capital, quand bien même toutes actions ne seront pas distribuées. Le fait de ne pas tout distribuer étant logique puisque la condition de performance est l’effort demandé aux bénéficiaires en l’absence d’investissement financier.

2 – Intéressement et participation : Forfait social sur les versements :

Une nouvelle taxe patronale qui est passée de 2% en 2008 à 8% en 2012.

L’intéressement et la participation contribuent au développement de l’actionnariat salarié car les sommes versées peuvent être investies en titres de l’entreprise.

Par ailleurs, l’épargne salariale constitue pour les salariés la première source d’apport personnel pour l’acquisition d’une résidence principale.

Pourquoi faut-il différents outils pour l’actionnariat salarié ?

Les motivations des salariés actionnaires sont variées. Cela va du salarié qui croit à son entreprise et souhaite y investir une partie de son épargne, à celui qui souhaite pouvoir détenir au moins une action de son entreprise (sentiment d’appartenance), jusqu’au cadre dirigeant qui souhaite racheter l’entreprise avec son équipe de management.

Les dispositifs d’incitation à l’actionnariat salarié doivent donc être multiples pour répondre à ces différentes réalités.

NIVEAU MOTIVATIONS DE L’ENTREPRISE MOTIVATIONS DU SALARIE OUTILS A PRIVILEGIER
NIVEAU 1 Fidélisation, Reconnaissance, Valorisation, Reconnaissance, Sentiment d’appartenance, Epargne longue. Intéressement, participation ou abondement dans un PEE ou PERCO, en titres de l’entreprise (A)
NIVEAU 2 Association renforcée aux projets, politique de rétribution globale (dividendes) Participation active au développement du projet d’entreprise, rétribution Actions gratuites sous conditions de performance, BSPCE, etc… (B)
NIVEAU 3 Relais de management, transfert du pouvoir, transfert du capital Développement de la valeur de l’entreprise, accès aux fonctions de direction, au pouvoir Acquisition de titres (avec emprunt) + (A) + (B)

 

En conclusion, il faut relancer les dispositifs d’association des salariés aux performances ou au capital de l’entreprise, c’est une des clés de la réussite du redressement productif en France, particulièrement pour les PME et ETI industrielles.

Et si la rémunération devenait un outil de motivation ?

Thierry Magin
Directeur Associé chez MCR Groupe

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