Communiquer sur la rémunération : un exercice nécessaire, mais délicat !

Louise, responsable de projet RH, a piloté la mise en place du premier BSI dans son entreprise.

Elle était plutôt sereine pour ce lancement. Les benchmarks ont confirmé le bon positionnement des salaires et l’enveloppe d’augmentation globale pour 2012, âprement négociée avec la direction du groupe, était d’au moins 1% supérieure aux pratiques du secteur.

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Pourtant, Andréa du service Marketing qui jusqu’alors était plutôt satisfaite de son salaire a déchanté depuis qu’elle a reçu son BSI vendredi dernier. Recrutée en 2007, elle avait bénéficié d’un marché plutôt favorable aux nouveaux embauchés et avait un peu stagné depuis. Elle ne disait rien, car Benjamin, recruté 2 ans plus tard dans son service pour un job équivalent avait un salaire plus dans « la norme » de l’entreprise. Il faut dire que l’on était alors en pleine crise.

Mais samedi soir Andréa  a retrouvé Laura, une ancienne amie de promotion qui, comme elle, est responsable de projet au sein d’un service Marketing. Elles ont discuté boulot, puis un peu salaire vu qu’Andréa venait de recevoir son BSI. Et là, surprise Laura gagne 20% de plus qu’elle !

On peut bien sûr aussi s’interroger sur le ressenti de Benjamin dont le salaire est toujours de 8% inférieur à celui d’Andréa, malgré une augmentation individuelle supérieure.

On voit ici à quel point un exercice de communication sur la rémunération, pourtant fondé sur d’excellentes intentions et de bonnes pratiques peut avoir un effet contreproductif. Pourtant, Louise le sait, en termes de pratiques RH il est devenu inenvisageable ne pas communiquer sur les rémunérations.

 

Et si la rémunération devenait un outil de motivation ?

Thierry Magin
Directeur Associé chez MCR Groupe

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